Ça y est, Sven la bédaine reprend du service. Cette fois, il trimbale son sac à dos du côté du Brésil, à Rio de Janeiro, la ville qui fait tant baver avec son rythme, ses montagnes et ses kilomètres de plage, pour être plus précis. De retour en Amérique du sud pour une période indéterminée... que de péripéties en perspectives...
lundi 12 novembre 2012
Curieux Bégin is in the house
Comme le contraire serait étragement surprenant, parce que sinon ça serait quoi le but de voyager si on ne voulait pas être dépaysé, quelques phénomènes me marquent depuis mon arrivée au Pérou.
Outre le fait qu'environ huit voitures sur dix dans les rues de n'importe quelle ville est une voiture de taxi (tout économiste sérieux dirait ici qu'il y a un clair débalancement entre la courbe de l'offre et de la demande, créant ainsi un marché faussé et défaillant où le prix d'une course est clairement artificiellement aspiré vers le bas, faisant en sorte que pour se démarquer de la concurrence, une voiture doit sans cesse rouler, brûlant ainsi, en essence, toute marge bénéficiaire), que la moitié des commerçants croisés dans ce pays n'ont jamais de change (agence de voyage, hôtel, restaurant, taxi... sérieux, un chauffeur de taxi sans change, faut le faire en ta...) et font tous une longue face d'exaspération de la mort qui tue du fait que tu viens d'anéantir leurs nombreux autres plans de la journée en quête de change à l'extérieur de leur commence, te faisant pratiquement sentir coupable de demander ton ?#(?*#&*(@ de change, que le nombre de restaurants chinois est anormalement élevé (restaurants où, étonemment, je vois peu d'employés chinois... quoi que n'importe quelle tarte est capable de faire du riz frit au poulet) et que j'ai vu un peu partout des personnes dont le travail (et incidemment le revenu) est de faire monter des gens sur un pèse-personne pour leur faire connaître leur poids (ironie de la chose, je suis tombé sur un techncien-expert en contrôle pondéral à Trujillo qui avait un écriteau sur lequel on pouvait lire "faites attention à votre santé, contrôlez votre poids", qui, du haut de ses 12 ans, pesait environ 150 livres de gras bien mou), ce qui me marque le plus jusqu'à maintenant, ce sont les mannequins. Oui, mannequins comme dans les affaires en plastique sur lesquelles on met des vêtements dans les commerces pour en faire la démonstration.
Confession, j'adore aller me promener dans les marchés dans les pays que je visite. Parce que, comme l'a sûrement déjà dit Curieux Bégin dans une de ses envolées lyriques sur les petits plaisirs de la vie dont on ne se lasse jamais, "visiter un marché, c'est entrer en contact pour vrai avec un peuple, c'est vivre, sentir, toucher, goûter un pays, une culture, une population, un individu, un enfant, l'éclat d'un sourire, l'unicité d'un rire, c'est découvrir des saveurs et des couleurs jusqu'alors inconnues, c'est être à l'écoute des gens et comprendre leurs réalités, leurs aspirations, leurs désespoirs et leurs peines et c'est se laisser toucher et mouvoir par ces bribes d'instantanéité et se rapprocher du vrai sens de la vie..."
Et là, j'ai beau ouvrir grand grand grand mon tiroir de la mémoire, je ne me souviens pas d'être tombé sur un pays où les mannequins dans les marchés fittent autant pas avec la moyenne du vrai monde. Déjà, en partant, la couleur de la peau fitte pas pantoute. Deux choix au menu: blanc-blanc, comme la couleur d'un mur blanc, ou blanc, comme la couleur de la peau d'une personne blanche (mais pas moi en ce moment... avec mes derniers coups de soleil à gauche, à droite, je ressemble plus à un jeu de dames qu'autre chose. Jamais allé en Afrique, mais mon petit doigt me dit qu'on ne retrouve pas beaucoup de mannequins avec la peau blanche au Sénégal. Et on retrouve des mannequins avec la peau "jaune" en Asie (me semble même d'avoir déjà vu un mannequin avec la peau bleue au Japon... sont tellement fuckés les Japonais, God I love those guys!!!). Si on a été capable de forcer Jean Charest à déclencher une commission d'enquête sur la corruption dans la construction, la shop de mannequins est capable de mettre un peu de foncé dans sa peinture.
Et la shape en général... Françoise David pognerait sûrement les nerfs en disant que les mannequins dans nos vitrines québécoises sont faits exclusivement pour dégager une image irréaliste, commercialisante et culpabilisante de la femme. Soit. Mais au moins, on a des mannequins qui ressemblent un peu (déjà la couleur de la peau fitte) à nos filles. Ici, c'est WTF, avez-vous regardé deux secondes dans la rue avant? En partant, les mannequins mesurent tous à peu près 6'5''. On va s'entendre sur le fait que le Pérou n'est pas le pays où Alakazou a réussi à vendre le plus de biscuits qui font grandir. Je mesure 5'10'' et je ne peux m'asseoir droit dans un autobus sans avec les genoux dans la gorge et je suis plus grand que 99% de la population. Lâchez-moi avec vos mannequins de 6'5''.
Idée révolutionnaire pour Curieux Bégin, ici... ça serait vraiment original que tu viennes faire une émission spéciale sur la bouffe péruvienne (en mutation depuis quelques années, vraiment fascinant ce qui se passe côté bouffe ici). En plus, tu serais le premier chef à faire découvrir les saveurs du monde, c'est vraiment un filon inexploité dans l'univers pas assez exploité des émissions de cuisine. Et lors de ta visite exploratoire, tu pourrais faire un side-bar human avec une marchande péruvienne et voir comment elle se sent interpellée par la question des mannequins pas raccord.
Et maintenant l'horizontal... encore une fois, c'est quoi ces shapes-là, batinse? Pour le haut, même Samantha Fox à son peak (ah mon premier fantasme) serait jalouse. Toutes montées sur des méchants rack de boules de la muerte (minimum du 42FF). Pour le bas, même Jessica Alba en braillerait de jalousie chez Claire Lamarche.
Dans un pays où environ 25% de tous les commerçants sont des vendeurs de crème glacée, où chaque plat est accompagné de riz et de patate et où la population carbure au Inca Kola (une boisson gazeuse jaune fluo au goût de gommes balloune... assez space!), on s'entend pour dire que le modèle moyen est pas vraiment raccord avec la gerda de plastique. Évidemment, vu aucune femme péruvienne ne s'approchant d'un iota du modèle projeté après trois semaines.
J'ai ma théorie là-dessus... Selon, c'est ni plus ni moins qu'un complot orchestré par les fabricants de crème glacée et de Inca Kola... ils savent très bien qu'en projetant ce modèle inatteignable, les madames vont manger leurs émotions et vont se bourrer la face dans la crème glacée et dans le Inca Kola, perpétuant ainsi un cercle vicieux.
J'en parle à Curieux Bégin... il voudra sûrement enquêter sur la question pour assouvir sa soif de savoir...
lundi 5 novembre 2012
Martine à la montagne
Il y a les types sauce et les types poulet. Il y a aussi les types eau et les types montagne. Perso, je suis sauce ascendant montagne. Je trippe tellement montagne que je crie Ricola à m'époumonner sur le top du mont St-Hilaire. Et là, je me retrouve au Pérou, pays de la Cordillera Blanca, une portion des Andes comptant 22 sommets de plus de 6000m. Pensez-vous vraiment que j'allais ne pas aller faire mon tour dans les hauteurs pour crier Ricola partout?
Destination, le trek de Santa Cruz. Durée, quatre jours. Cinq heures après avoir quitté le charmant village de Huaraz, nous arrivons à destination: Vaquerio, un pueblo de 5 maisons sur un bout de route où nous attendent, à la pluie battante, nos excellents ânes. De tout le règne animal, l'âne a possiblement le body language de l'animal qui a le moins envie d'exister. Ajoutez à cette moue de succès une pluie battante et un guide qui charge l'animal avec environ 50 kilos de matériel à transporter et vous obtenez un animal dont on peut lire le mot suicide dans les yeux.
Le départ est finalement donné après la fin de l'averse. D'un pueblo à l'autre, on monte, on descend, on monte, on descend. On arrive dans un dernier village où un jeune garçon nous accueille en criant sandwich à tout bout de champ... Je lui donne mon sandwich, le garçon continue à crier sandwich...
On quitte enfin la civilisation (moi, me faire crier sandwich après...) pour entrer dans le parc Huascaran, cette fois accueilli par un ciel bleu et un soleil brillant. On sort la crème solaire... on finit de se mettre de la crème solaire... et il recommence à pleuvoir. Bienvenue dans les hauteurs péruviennes. Non satisfaite d'avoir scrappé notre fun en un temps record, Dame Nature en ajoute une couche et nous shoote de la grêle. Je sens déjà le plaisir parmi les troupes.
La marche se poursuit, ascension plutôt pépère dans la vallée blanche (blanche dans le sens de nuage, pas de montagnes enneigées, ça, on les cherche toujours) au sol bien mouillé, boueux et bouzeux de milliers de bouzes chevalines, bovines et porcines. Malgré un niveau de concentration bien élevé, entre les roches et les flaques d'eau, pas toujours possible d'éviter ces trop nombreuses mines anti-personnel. Après avoir pilé sur quatre mines, le mal est déjà fait. Je macère déjà dans mon jus de bas. Pas grave, tout ça va bien finir par sécher ce soir au camp parce que la pluie va bien finir par arrêter. Poooouuuaaaahhhh!!!! Pourquoi la pluie arrêterait-elle? C'est beaucoup plus plus drôle de trekker mouillé. Un trek tout sec, ça ne fait pas de bonnes histoires à raconter, alors qu'un trek full bouette, oui. Et on veut des bonnes histoires, donc on veut de la bouette. Et quel plaisir d'arriver au camp de base et de monter sa tente sous la pluie. Au moins, vêtements de rechange, sacs de couchage et matelas de sol seront secs puisque dans un sac, dans un sac de plastique, dans une poche de hockey, sous une toile sur le dos de l'âne (L'arbre est dans ses feuilles, Marilonnn Marilééééé...) Re-poooouuuaaahhh!!!! Évidemment, tapis de sol, sacs de couchage et vêtements de rechange sont plus dans la zone de l'humide que de la zone du sec. Malheureusement pour nous, il est rare qu'il fasse 35 degrés la nuit à 3800m d'altitude... qui veut une pneumonie?
Comme c'était à prévoir, aucun membre du groupe n'a réussi à dormir plus de 30 minutes (perso, j'ai toppé le 5 minutes). Pas vraiment idéal quand on a une ascension de 1000m en partant, mais bon... On a voulu aller dans les pays de l'est, ben on est dans les pays de l'est. On remet notre linge mouillé de la veille et on repart en grand. Je grelotte malgré mes six épaisseurs, je suis sur les hautes, je fais trop de boucane de mouche, mais... MAIS... il ne pleut pas!!!! Youpidelidou. Comble du bonheur, l'épaisse couverture nuageuse s'étant largement levée (ça fonctionne vraiment les prières!), on peut enfin admirer ce que nous étions venus pour voir: les somptueux sommets de la Cordillera Blanca. Frôlant ou dépassant les 6000m, ces masses millénaires d'une beauté infinie nous font nous sentir comme Pierre Lambert quand il se fait donner un char de m**** par Jacques Mercier dans le vestiaire du National dans Lance et Compte 1 après être allé raconter des affaires pas gentilles sur Marc Gagnon à Linda Hébert, comme des moins que rien devant ce spectacle grandiose.
La vue de ces majestées enneigés et glacées nous fait pratiquement oublier l'effort et le souffle se faisant de plus en plus court. Malheureusement, l'effet disparaît lors de l'ultime montée: un pan de roche de 500m sans répit avant d'atteindre Punta Union, le point le plus élevé du trek: 4750m. Shootez-moi dans les veines du Red Bull, du Nutella et de l'Indien Lakota, j'ai besoin d'énergie drelà! Je regarde les autres membres du groupe progresser plus bas: on se ferait clancher par une tortue et on a la face de monde qui s'en va participer à l'enregistrement de Paquet Voleur.
Vers la fin de l'asencion, la honte suprême: on se fait dépasser par les ânes, surchargés et possiblement partis une heure après nous. Mal leur en pris puisque l'âne en chef est victime du parcours full gadoue (savant mélange de boue et de neige) quelques secondes plus tard; ses quatre pattes cèdent et il se retrouve les quatre genoux dans l'escalier de roche. Je ne connais pas grand-chose au cri de l'âne, mais je peux vous garantir qu'il ne gémissait rien par rapport au fait qu'il venait de gagner le million. Avec un tantinet plus de délicatesse que le guide, un autre membre et moi aidons le pauve animal à se relever avant d'atteindre, quelques secondes plus tard, Punta Union. Le suage de casque en valait franchement le coup: une immense vallée s'ouvre devant nous, quatre monts glacés s'élèvent au-dessus de nos têtes alors qu'une lagune aux eaux turquoises sied à nos pieds. Prenez la 40 est jusqu'au bout de l'île de Montréal, à Pointe-aux-Trembles, c'est pratiquement pareil.
Au bout de la vallée, on retrouve Taullipampa, le site de notre camp de base pour la deuxième nuit. Ce soir-là, la nature nous offrira un des spectacles les plus magnifiques qu'il m'a été permis de voir. Sous un ciel complètement dégagé et aux 1000 étoiles, la pleine lune diffuse sa puissante lumière qui réflète sur les glaciers blancs qui nous entourent, donnant à la vallée une luminosité bleue indescriptible. Malgré le froid, ce spectacle me fige à l'extérieur de ma tante, complètement hébété, pendant 30 courtes minutes.
Après un détour (ce qui signifie que les ânes nous ont encore dépassé -- 3 en 3 --, n'ayant pas pris le détour) vers une autre lagune turquoise le lendemain (on se lasse rapidement de ce décor puisque le truc qui m'a le plus marqué ce matin-là a été de voir une vache morte dans une toilette de fortune en bordure du sentier -- sérieux, il faut que j'aie un talk avec le dude qui est allé sacrer la vache dans la toilette, j'ai quelques questions pour lui --) et après un dîner entourés de vaches qui en voulaient étrangement trop à notre sandwich plus ou moins ragoûtant à la mortadelle et à encourager un jeune boeuf fringuant tenter de poutrer une vache trop haute pour lui (sérieux, faut que j'aille me faire tirer aux cartes, il y a trop d'interactions bovines aujourd'hui pour que ce soit un hasard), nous sommes témoins d'un autre spectacle majestueux de Dame Nature en après-midi; la traversée d'un vallée de sable au fond d'une gorge. Rien d'extraordinaire, à première vue.
Mais le wow prend toute son ampleur quand on apprend qu'il y a à peine quelques mois, cette vallée de sable était en fait une forêt, s'étant complètement faite anéantir par le passage d'une avalanche sur environ trois kilomètres. Du sable à perte de vue avec le cadavre d'un arbre mort ici et là; une marche des plus surréelles dans un décor l'étant tout autant sous un soleil de plomb... qui ne durera qu'un temps puisque sa sympathique cousine pluie froide et laide qui mouille le plancher de la tente et incidemment le matelas de sol et le sac de couchage s'est mise de la partie pour nous faire payer pour cette chaleur et nous faire passer une autre nuit abrégée (heureusement que c'était la dernière nuit en montagne parce que tu réalises que tu as un problème de sommeil quand tu rêves à Marcel Leboeuf dans Chop Suey...)
Après donc une autre nuit à plus virer en rond qu'à dormir (totalement désillusionné de la vie, moi qui me suis shooté chaque soir avec la boisson la moins virile de l'histoire du monde, et j'ai nommé la tisane à la camomille, pour m'aider à dormir... fuck la tisane!), on s'attaque à la dernière journée en théorie facile parce que descente de trois-quatre heures. Mais le défi est un peu plus grand après 5 heures de sommeil en 3 nuits, surtout quand vous marchez trois heures sur des tordeuses. De quossé, des tordeuses? Les tordeuses, ce sont des petites roches pas ancrées dans le sol qui bougent tout le temps quand vous marchez dessus et dont la seule mission dans la vie est de vous aider à vous fouler une cheville. Et ajouter un degré de difficulté qu'on marche à flanc de montagne à environ 100 mètres au-dessus d'une rivière. Un moment d'inattention, une perte d'équilibre, deux tordeuses qui cèdent et vous faites bing koung baf koung belong koung koung beletebeleboel en bas du ravin avec quelques dents en moins. J'avais l'impression de jouer à Punch Out et mettre contre Mike Tyson pendant trois heures; la moindre petite erreur et vous en mangez une ta...
Au final, je ne suis tombé dans aucun précipice et n'ai subi aucun traitement de canal, très fier d'avoir battu les ânes pour une fois et très heureux de pouvoir arrêter de puer dans un avenir rapproché. Pour ce qui est de la pneumonie, je pense pouvoir l'éviter, mais je sens le mal de gorge poindre à l'horizon... heureusement que je voyage toujours avec une boîte de Ricola...
mardi 23 octobre 2012
L'Agneau de Dieu
J'ai toujours été un fan fini des "rides" d'autobus dans les pays en voie de développement. Parce que le potentiel qu'il s'y passe de grandes choses spectaculaires est énorme. Comme un épisode d'Entre Chien et Loup ou des Poupées Russes. Et j'allais vivre ce grand moment de télé à seulement ma 3e ride à Lima.
Petite information utile afin de bien comprendre le pourquoi du comment: il n'y a pas de système de transport public, donc géré par la ville, à proprement parler. On retrouve donc plusieurs compagnies qui assurent un service sur des trajets XYZ à gauche et à droite. Small government! Éric Duhaime serait sûrement content...
Dans le bus, outre les passagers, le chauffeur et les bancs scraps, on retrouve un petit paquet de nerfs qui assure plusieurs rôles en même temps. Comme il n'y a pas de boîte de perception et qu'on peut monter à l'avant et à l'arrière, notre lapin Energizer tilt sans arrêt entre les deux extrémités du bus pour percevoir l'argent des nouveaux passagers. Il annonce également les arrêts aux passagers, à l'aide d'un cri bien retentissant, et fait la même chose en annonçant la destination aux gens attendant l'autobus sur le trottoir, à l'aide du même cri retentissant. Le voir en plein action au beau milieu de l'heure de pointe le matin, dans un bus évidemment bondé de kekun, est tout simplement grandiose. Si vous connaissez un chauffeur de la STM qui se plaint de ses conditions de travail, suggérez-lui un cambio de trabajo à Lima pour deux semaines, il devrait retourner à Montréal assez vite...
Ce matin-là, malgré tout son bon vouloir, notre chaud lapin s'est fait, côté motivation, battre à plate couture par l'envoyé de Dieu. Ayant toutes les caractéristique d'un monsieur qui n'a pas vraiment de caractéristiques, l'homme réussit à se trouver une niche plutôt inconfortable debout derrière le chauffeur, bien coincé entre trois passagers, avant de commencer son plaidoyer.
Mesdames et messieurs, prenez place avec un Journal de Mourial, un gros Pepsi, une boîte de Jos Louis et un ti-chips au vinaigre, "Crisse chu ben", le pestacle va commencer.
Bien que je sois assis à deux bancs de l'agneau de Dieu, j'entends à peu près 4% des mots qu'il débite. L'apôtre a beau vouloir passer son message important, il doit, sonoristiquement parlant, rivaliser avec Madame "la transmission manuelle de l'autobus probablement construit en 1965 et qui n'a pas eu d'huile depuis au moins 10 ans parce que anyway les chauffeurs virils ne mettent pas ça de l'huile et qui a le kreng shaft jammé dans la strap du bering du galliper et qui crisse à 145 décibels rouille contre rouille à chaque changement de vitesse".
Il a beau suer du cassse, rien à faire, la transmission l'enterre automatiquement. J'entends un bout de phrase une fois de temps en temps... "Dio es amor"... J'imagine mal comment ceux qui sont à l'arrière du bus et qui ont la transmission sous leurs pieds entendent quoi que ce soit.
... "Corazon...
Regard rapide autour de moi. Tout le monde a l'air de s'en sacrer comme la même année que nous autres: on lit son journal, on mange, on se fouille dans le nez, on dort, mais on n'écoute pas San Marco.
... "Luz"...
Ce dernier continue à s'époumoner, tentant toujours d'élever la voix un peu plus. Mais au beau milieu de la chorale du lapin Energizer et du chauffeur beuglant les arrêts, de l'intervention d'un apôtre du commerce montant à bord pour nous vendre arachides et maïs soufflé, de l'orchestre de la transmission en Canon de Pachelbel avec la suspension tout aussi à point... Je me demande comment physiquement on pourrait fitter un autre son sans que les murs de l'autobus tombent.
Fermez les yeux et imaginez que vous êtes seul sur une île du Pacifique, n'entendant que le doux souffle du vent et de l'océan vous racontant le refrain sempiternel de la joie de l'immensité pure et chaste des îles. Vos paupières deviennent de plus en plus lourdes, votre tête tombe vers l'arrière absorbée par un cumulus en forme d'oreiller, vous mangez du Philadelphia avec Sophie Faucher. Ça y est, vous atteignez le nirvana...
Whhhooooaaaa!!!!!!!! Freinage brusque, concert insatiable de klaxons. Chaos dans la rue. Mais l'agneau continue son roman fleuve comme si de rien n'était. Imperturbable. Sérieux, dude, ça fait 10 minutes que tu parles, es-tu en train de réciter l'épître aux Corinthiens au grand complet? Autre regard dans le bus, toujours devant un public indifférent...
... "No queremos escuchar"...
Le concert sonore ne cesse de résonner: les fenêtres claquent à chaque bosse, la porte arrière frappe contre les marches sans arrêt, la transmission chante le 4e refrain... Ce que j'auais payé cher pour que le conducteur mette la radio dans le tapis et pour qu'il y ait des poules et un lama dans l'autobus...
... "No sabemos escuchar"...
Suivi quelques secondes plus tard d'un tant attendu: "Senoras, Senores, gracias por su contribucion, Dio te amo". Quelle sera la cagnotte, Monsieur Corbeil? Malgré tous les éléments ayant joué en sa défaveur, San Marco réussit à soutirer de l'argent à environ 8 personnes sur 10 dans le bus. Increible!!! Wow, je suis renversé!!! La première étoile à San Marco!!!
Bravo champion, tu as déjoué tous les pronostics. Mais, petit conseil, la prochaine fois, au lieu de réciter l'Ancien testament au grand complet, fais juste monter dans le bus et dire: donnez, argent, Dieu. Tu pourras monter dans plus de bus et récolter plus d'argent. Anyway, c'est pour une bonne cause...
Petite information utile afin de bien comprendre le pourquoi du comment: il n'y a pas de système de transport public, donc géré par la ville, à proprement parler. On retrouve donc plusieurs compagnies qui assurent un service sur des trajets XYZ à gauche et à droite. Small government! Éric Duhaime serait sûrement content...
Dans le bus, outre les passagers, le chauffeur et les bancs scraps, on retrouve un petit paquet de nerfs qui assure plusieurs rôles en même temps. Comme il n'y a pas de boîte de perception et qu'on peut monter à l'avant et à l'arrière, notre lapin Energizer tilt sans arrêt entre les deux extrémités du bus pour percevoir l'argent des nouveaux passagers. Il annonce également les arrêts aux passagers, à l'aide d'un cri bien retentissant, et fait la même chose en annonçant la destination aux gens attendant l'autobus sur le trottoir, à l'aide du même cri retentissant. Le voir en plein action au beau milieu de l'heure de pointe le matin, dans un bus évidemment bondé de kekun, est tout simplement grandiose. Si vous connaissez un chauffeur de la STM qui se plaint de ses conditions de travail, suggérez-lui un cambio de trabajo à Lima pour deux semaines, il devrait retourner à Montréal assez vite...
Ce matin-là, malgré tout son bon vouloir, notre chaud lapin s'est fait, côté motivation, battre à plate couture par l'envoyé de Dieu. Ayant toutes les caractéristique d'un monsieur qui n'a pas vraiment de caractéristiques, l'homme réussit à se trouver une niche plutôt inconfortable debout derrière le chauffeur, bien coincé entre trois passagers, avant de commencer son plaidoyer.
Mesdames et messieurs, prenez place avec un Journal de Mourial, un gros Pepsi, une boîte de Jos Louis et un ti-chips au vinaigre, "Crisse chu ben", le pestacle va commencer.
Bien que je sois assis à deux bancs de l'agneau de Dieu, j'entends à peu près 4% des mots qu'il débite. L'apôtre a beau vouloir passer son message important, il doit, sonoristiquement parlant, rivaliser avec Madame "la transmission manuelle de l'autobus probablement construit en 1965 et qui n'a pas eu d'huile depuis au moins 10 ans parce que anyway les chauffeurs virils ne mettent pas ça de l'huile et qui a le kreng shaft jammé dans la strap du bering du galliper et qui crisse à 145 décibels rouille contre rouille à chaque changement de vitesse".
Il a beau suer du cassse, rien à faire, la transmission l'enterre automatiquement. J'entends un bout de phrase une fois de temps en temps... "Dio es amor"... J'imagine mal comment ceux qui sont à l'arrière du bus et qui ont la transmission sous leurs pieds entendent quoi que ce soit.
... "Corazon...
Regard rapide autour de moi. Tout le monde a l'air de s'en sacrer comme la même année que nous autres: on lit son journal, on mange, on se fouille dans le nez, on dort, mais on n'écoute pas San Marco.
... "Luz"...
Ce dernier continue à s'époumoner, tentant toujours d'élever la voix un peu plus. Mais au beau milieu de la chorale du lapin Energizer et du chauffeur beuglant les arrêts, de l'intervention d'un apôtre du commerce montant à bord pour nous vendre arachides et maïs soufflé, de l'orchestre de la transmission en Canon de Pachelbel avec la suspension tout aussi à point... Je me demande comment physiquement on pourrait fitter un autre son sans que les murs de l'autobus tombent.
Fermez les yeux et imaginez que vous êtes seul sur une île du Pacifique, n'entendant que le doux souffle du vent et de l'océan vous racontant le refrain sempiternel de la joie de l'immensité pure et chaste des îles. Vos paupières deviennent de plus en plus lourdes, votre tête tombe vers l'arrière absorbée par un cumulus en forme d'oreiller, vous mangez du Philadelphia avec Sophie Faucher. Ça y est, vous atteignez le nirvana...
Whhhooooaaaa!!!!!!!! Freinage brusque, concert insatiable de klaxons. Chaos dans la rue. Mais l'agneau continue son roman fleuve comme si de rien n'était. Imperturbable. Sérieux, dude, ça fait 10 minutes que tu parles, es-tu en train de réciter l'épître aux Corinthiens au grand complet? Autre regard dans le bus, toujours devant un public indifférent...
... "No queremos escuchar"...
Le concert sonore ne cesse de résonner: les fenêtres claquent à chaque bosse, la porte arrière frappe contre les marches sans arrêt, la transmission chante le 4e refrain... Ce que j'auais payé cher pour que le conducteur mette la radio dans le tapis et pour qu'il y ait des poules et un lama dans l'autobus...
... "No sabemos escuchar"...
Suivi quelques secondes plus tard d'un tant attendu: "Senoras, Senores, gracias por su contribucion, Dio te amo". Quelle sera la cagnotte, Monsieur Corbeil? Malgré tous les éléments ayant joué en sa défaveur, San Marco réussit à soutirer de l'argent à environ 8 personnes sur 10 dans le bus. Increible!!! Wow, je suis renversé!!! La première étoile à San Marco!!!
Bravo champion, tu as déjoué tous les pronostics. Mais, petit conseil, la prochaine fois, au lieu de réciter l'Ancien testament au grand complet, fais juste monter dans le bus et dire: donnez, argent, Dieu. Tu pourras monter dans plus de bus et récolter plus d'argent. Anyway, c'est pour une bonne cause...
lundi 26 juillet 2010
Les démons de la danse sont en moi

J'ai une confession à faire à tous ceux qui me connaissent très bien. Pendant longtemps, j'ai fait partie d'une secte. Je fais encore partie de cette secte, mais mon association avec ladite secte devrait prendre fin prochainement parce que j'ai péché. En fait, dès que le gourou de la secte lira ce qui suivra, je serai expulsé de la secte et mon droit de pratiquer sera révoqué.
Ceux qui me connaissent très bien savent à quel point je déteste danser. Ma confession est la suivante: si j'ai refusé autant comme autant de danser au cours des dernières années, c'est parce que je fais partie de la "Secte des ennemis de la danse".
Je sais que je ne suis pas supposé révéler les secrets de l'organisation. Mais comme je quitterai la secte sous peu parce que j'ai récupéré mon indépendansce spirituelle, je n'ai plus peur du gourou de la secte, Steeve-Garry Piché-Dubé junior. SGPDJR, pourchasse-moi si tu veux, je m'en fous; les secrets de ta secte, je les révèle au grand jour.
Attention, ça va faire mal. Depuis 1997, soit depuis mon arrivée dans la région métropolitaine de Montréal, je fais partie de la secte. Une fois par mois, nous nous rencontrons dans le sous-sol de Tommy-Davey Blackburn-Bérubé, à Chomedey, pour maudire cette culture de la danse. L'habit des membres de la secte est tout ce qui a de plus classique: un t-shirt de loup en coton ouaté, une froque de cuir Budweiser, des jeans verts avec de l'eau dans la cave et des loafers en suède brun achetés chez Pitt sur St-Hubert. Le but de la soirée est assez simple. On boit du "cream soda", on écoute du vieux Poison et on prie Ozzie en détruisant les VHS de "Bouge de là" de 1994. Malade comme ça fait sortir le méchant!
Mais 13 ans plus tard, j'ai réussi à me défaire du cercle de dépendance de la secte. Et c'est à Kuala Lumpur, plus particulièrement au Mumbai Se, que j'ai trouvé la lumière et ai réussi à mettre cette haine de la danse derrière moi. Et pour ça, je devrai remercier mes amis indiens pour le reste de mes jours.
Parce que grâce à mes amis indiens de Kuala Lumpur, j'ai découvert les boîtes de nuit punjabi. C'est quoi une boîte de nuit punjabi? C'est une boîte de nuit avec de la musique pop punjabi, c'taffaire!
Je vous entends déjà gueuler: "Heille, arrête de niaiser, tu as toujours détesté ça de la musique pop, fais nous pas "accrère" que tu aimes la musique pop punjabi, maudit menteur!"
Wo les moteurs, les amis. C'est vrai, je déteste la musique pop. De la musique pop et de la musique pop punjabi, ce n'est vraiment pas la même chose.
Vous connaissez la muralî, le vamsha, le bansuri, la tanpura, la sarode, la sarangi, le dilruba, la pakhawaj? Ce sont tous des instruments traditionnels de musique indienne. Mais même si ces instruments font partie d'une culture musicale millénaire et complexe, les probabilités que vous retrouviez une de ces sonorités dans une chanson pop indienne sont grandes...
Ajoutez quelques uns de ces instruments sur du tchikaboum, tchikaboum, tchikaboum de base de musique pop (même les percussions indiennes torchent du cul, rien à voir avec notre tchikaboum), épicez le tout est les envolées vocales uniques des chanteurs indiens et vous obtenez un rythme tout ce qui a de plus unique et original.
Voilà donc, pour l'explication musicale.
Mais la musique n'est qu'une partie de l'expérience de sortir dans une boîte de nuit punabi.
Une autre facette intéressante de sortir au Mumbai Se, c'est que les blancs ne connaissent pas l'endroit. Sortir au Mumbai Se, c'est être un groupe de cinq blancs dans un bar avec 300 Indiens. Et comme vous ressemblez à un beau dentier sous un black light, vous devenez automatiquement un aimant à Indiens.
Cinq minutes, c'est tout ce que ça prend pour vous faire des dizaines de nouveaux amis. Des nouveaux amis qui vous verseront dans la bouche la plus grosse gorgée de vodka jamais ingurgitée. Des amis qui vous voudront tous savoir pourquoi un blanc est venu dans un bar punjabi. Des amis qui voudront vous prendre en photo et se faire prendre en photo avec vous. Et surtout des amis qui voudront vous montrer les mouvements de la danse punjabi.
Parce que le bar a beau avoir des attraits, le plus grand de tous est le fait de monter sur le plancher de danse pour se brasser le popotin!
J'ai généralement l'air d'une grosse graine sur un plancher de danse. Mais pas au Mumbai Se. Parce que les Indiens ont compris une chose. Le corps sur un plancher de danse, c'est plus que deux pieds, deux jambes et un bassin. C'est tout ça plus deux bras, deux mains, deux épaules, une tête et encore deux bras et deux mains. Et surtout une bonne dose de n'importequoisme.
L'important ici est de bouger, bouger et bouger les bras, les mains, les épaules. Bien sûr, il a des mouvements de base: la tête pointée vers le ciel, les deux bras obliques dans les airs avec les épaules qui répètent un court mouvement vers le bas et l'arrière... un peu comme une laveuse qui tilt à la vitesse danse du bacon. Mais à part quelques mouvements de base, l'important est de créer ses propres mouvements, d'innover... ce qui donnera naissance à du très grand n'importe quoi, tellement n'importe quoi que vous peinerez à refaire le même mouvement dix minutes après.
Moulinette, mixette, bassinnette, pirouette, levrette, Georgette, alouette... vous êtes le seul maître à bord, le créateur de votre propre mise en scène. Rappel, l'important est de bouger, bouger et bouger le haut du corps... le bas suivra comme par magie.
Et surtout, il faut se laisser emporter par l'énergie débordante des amis indiens sur le plancher de danse. Les Indiens adorent danser (chaque film indien qui se respecte comporte au moins une chorégraphie de danse à 50 personnes qui dure 10 minutes). Pour eux, danser semble faire partie du quotidien et ils dansent pour le plaisir.
Sur le plancher de danse, c'est un peu déstabilisant parce que tout le monde danse avec tout le monde: les filles avec les filles, les filles avec les gars... et les gars avec les gars. C'est d'ailleurs en dansant avec des gars que j'ai appris les mouvements les plus hot. Parce que les gens ne semblent pas aller au Mumbai Se pour cruiser et repartir baiser avec le premier rencontré deux heures plus tard. Non, ils vont au bar pour le simple plaisir de danser. Et ça change toute l'expérience sur le plancher de danse.
Tu peux danser avec tes amis et commencer à danser subitement avec la fille tout juste à côté sans te faire péter une crise comme chez nous : "Gros dégueulasse, tu veux juste danser avec moi parce que tu veux fourrer après. Mange de la marde et ne m'approche pas. Tu veux faire de la peine à mes sentiments... mimimi mimimi mimimi". Au Mumbai Se, la fille va accepter de danser avec toi sans se poser de question. Elle va te dire oui parce qu'elle est là purement pour avoir du plaisir... tout comme toi. Et après, tu pourras danser avec l'autre fille à côté et l'autre fille à côté.
Le plaisir, pur et simple. Oui, c'est ce qui fait toute la différence dans l'expérience.
C'est décidé, je déménage en Inde. Non seulement, pour vivre la séparation d'avec la secte plus facilement, mais surtout pour laisser les démons de la danse indienne m'envahir encore et encore...
dimanche 25 juillet 2010
La zoune suprême
Hey, le jeune. Tu voudrais avoir une vie sexuelle bien remplie de jolies demoiselles et tu voudrais être l'amant parfait? Mais la vie ne t'a pas choyé côté membrane mâle...
Tous les problèmes de zoune de la terre, tu les as dans ton pantalon et tu es malheureux? Tu as une très petite zoune. Tu ne bandes pas. Et quand tu bandes, tu bandes mou. Et quand tu réussis à bander dur, tu viens après 30 secondes. Et bien, le jeune, j'ai la solution pour toi.
Grâce à la Bonne Nouvelle, tu peux maintenant te désiscrire de toutes les chaînes de courriel t'offrant une zoune plus longue et plus grosse. Grâce à la Bonne Nouvelle, tu peux arrêter ta thérapie visant à guérir tes éjaculations précoces avec le Doc Mailloux. Grâce à la Bonne Nouvelle, tu peux maintenant arrêter de dépenser des centaines de dollars pour acheter les fameuses petites pilules bleues et de mettre ta vie en danger parce que ce n'est pas recommandé pour la patate d'un jeune de prendre les fameuses petites pilules bleues.
La zoune parfaite et la vie rêvée... tout ça grâce à la Bonne Nouvelle!
Mais quel est ce produit miracle? D'autres pilules? Non, rien de chimique. La Bonne Nouvelle est tout ce qu'il y a de plus naturel. La Bonne Nouvelle, c'est trois ingrédients. 1- Des sangsues (probablement à la mixette). 2- De l'huile de tortue. 3- Des champignons. Mélangez le tout, laissez macérer pendant quelques semaines et vous obtenez une potion magique qui fera de votre zoune la zoune suprême.
Mais attention, ce produit n'est pas en vente sur Internet. Non, pour mettre la main sur la Bonne Nouvelle, suffit de vous rendre sur l'île de Bornéo et de tracer jusqu'au village de Serikin, à la frontière entre la Malaisie et l'Indonésie. Une fois sur place, difficile de manquer la Bonne Nouvelle. Cherchez les étals où les vendeurs vous interpellent avec des sangsues collées dans la face. Essayez de regarder autre chose que les sangsues dans la face des vendeurs et regardez sur la table. Vous verrez des dizaines de petites bouteilles d'environ 20 ml. Tanam! Vous avez devant vous la Bonne Nouvelle!
Mais comment utiliser la potion aux sangsues? Rien de plus facile. Lavez votre zoune avec de l'eau chaude pendant quelques secondes, essuyez votre zoune avec une serviette et massez votre zoune avec l'huile de sangsues! Et le tour est joué.
Grâce à l'huile de sangsues, vous aurez une zoune plus longue, plus grosse, plus forte pendant l'acte et surtout une zoune qui sera capable de lever et qui ne passera pas Go! après 30 secondes.
Toutefois, le dépliant n'indique pas combien de temps vous devez vous touchez la zoune avec l'huile de sangsue... Faut-il vider la bouteille pour avoir un résultat optimal? Faut-il appliquer l'huile de sangsue deux ou trois fois par jour? Faut-il appliquer l'huile de sangsue tout juste avant l'acte avec votre partenaire?
En passant, si oui, il faut se masser l'affaire avec l'huile de sangsues juste avant l'acte, nous vous conseillons fortement de ne pas dire à votre partenaire que vous venez de vous appliquer une bonne dose d'huile de sangsues sur l'affaire. Possible que votre partenaire vous bloque l'accès à la grotte magique.
Mais ce qui est certain, parce que c'est ÉCRIT sur le dépliant, c'est qu'il n'y a aucun effet secondaire.
Et en plus, c'est Halal!
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